Guide des étiquettes

Pourquoi et comment étiqueter les plantes de son jardin ?

Quelles sont les étapes à suivre ? Comment choisir vos étiquettes de jardin ? Quel modèle retenir, quel format et quel matériau seront le mieux adaptés ? Avec quoi et comment écrire sur ces étiquettes ? Autant de questions que vous devrez vous poser pour garantir la réussite de ce projet au jardin.

Voici quelques conseils pour vous aider à réussir votre projet d’étiquetage au jardin.

1. Pourquoi mettre en place des étiquettes dans votre jardin ? Quel est votre objectif ?

L’étiquette de jardin est l’aide-mémoire du jardinier. Elle lui rappelle le nom des plantes de son jardin, lui permet de les identifier et de créer des repères logiques pour faciliter les différents travaux : semis, plantation, désherbage, etc.

Diversité des étiquettes de jardin : des formes, des couleurs et des matériaux pour toutes les situations.

Pour les spécialistes et les scientifiques, l’étiquette est une carte d’identité botanique. Elle indique avec précision et rigueur le nom de la plante (selon le Code International de la Nomenclature Botanique), son origine, la date de plantation, l’obtenteur ou toute autre information jugée utile pour inventorier une collection végétale dans un jardin, un espace pédagogique ou protégé.

Quelle que soit son utilisation, simplement informative ou bien ornementale, elle devra résister dans le temps (et aux intempéries !) afin d’assurer sa fonction de conservation au jardin.

Avant de commencer ce travail d’enquêteur, posez-vous les bonnes questions :

Quelle plantes choisir ?
  • Est-il nécessaire d’étiqueter toutes les plantes du jardin ?
  • Y-a-t-il des sujets remarquables qui méritent plus particulièrement d’être mis en valeur ?
  • Souhaitez-vous identifier une collection de plantes ?
Pour qui souhaitez-vous mettre en place l’étiquetage ?
  • Pour vous-même, votre faille et vos amis Pour le grand public, le visiteur lambda
  • Pour les visiteurs experts
  • Pour le personnel qui travaille sur le site

En fonction des missions du jardin, les informations joueront un rôle scientifique, pédagogique ou de vulgarisation.

2. Réaliser l’inventaire des plantes du jardin

Vous devez d'abord identifier et répertorier les plantes que vous souhaitez étiqueter.

Comment identifier une plante ?

Cette étape va faire de vous un véritable enquêteur du jardin. Vous allez devoir collecter des informations fiables qui vont vous permettre d’identifier formellement les plantes à étiqueter.

Voici comment procéder :

  • Recherchez dans vos archives un inventaire des plantations existantes
  • Collectez les informations disponibles dans les documents à votre disposition : factures d’achat des plantes, plans du jardin, notes dans un carnet de jardin, schémas de plantation, ... Surfez ! Internet est une mine d’informations : sites dédiés, catalogues de pépiniériste, forums, ... Pensez aussi aux applications disponibles sur smartphone qui se développent rapidement. Mais prenez soin de croiser ensuite les informations trouvées avec des ouvrages de botanique, des livres de référence ou une monographie spécialisée.
  • Faites appel à un botaniste pour identifier les végétaux présentant un intérêt dans le jardin. Visitez des jardins botaniques, en particulier les collections répertoriées par le CCVS
  • Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (www.ccvs-france.org)
  • Rencontrez des pépiniéristes spécialisés. Pour les trouver, consultez l'annuaire de l’ASPECO
  • (www.aspeco.net) ou de Plantes et cultures (www.plantes-et-cultures.fr)
Croisez les informations trouvées dans les livres et sur Internet pour identifier les plantes du jardin.
Rassemblez les informations collectées sur les plantes du jardin dans un document unique

Cette étape consiste à réaliser un document pratique et indispensable qui vous permettra d’avoir à porter de main un inventaire précis et à jour de vos plantes au jardin.

Le principe est simple. répertoriez chronologiquement dans un cahier ou un fichier de type Excel (ou Word) le nom et les informations concernant les plantes cultivées dans le jardin.

A chaque nouvel achat ou plantation, ajoutez une ligne à cette liste qui va devenir votre base de données.

A chacun sa formule
Un simple petit carnet suffit pour noter les noms des plantes du jardin et de celles que vous souhaiter acquérir.

La méthode manuscrite dans un carnet a son charme et ses adeptes. Nous vous recommandons néanmoins le fichier informatique qui offre beaucoup plus de possibilités et permet d’effectuer des recherches très facilement et rapidement.

Avantage

Il est bien plus facile d’identifier une plante à partir d’une liste existante plutôt que sans aucun élément de référence. Nous ne sommes pas tous des botanistes experts !

Exemple : la Société Française des Roses ne dénombre pas moins de 40.000 variétés cultivées

Astuce

Photographiez chaque nouvelle plante avec son étiquette et insérez ces photos dans votre fichier si vous avez opté pour la solution numérique.

Proposition de structure pour un fichier

Quelles informations sont intéressantes et doivent être consignées dans votre fichier ? Le nom de la plante, c’est l’information de base qui permet d’identifier la plante :

  • le nom botanique ou nom scientifique (en latin)
  • le nom vernaculaire ou nom commun

Pourquoi nomme-t-on les plantes en latin ? Le nom des plantes a été imposé par Carl von Linné, un naturaliste suédois du 18e siècle sous la forme de la nomenclature binominale actuelle : la classification de Linné.

L’objectif était de pouvoir identifier chaque plante sans se tromper.

Le nom des plantes est établi depuis 1950 par le Code international de la nomenclature botanique. Ce code évolue et les noms peuvent changer en fonction des découvertes en matière de génétique.

L’esperanto des jardiniers : entre jardiniers ou scientifiques, et sans nécessairement parler la même langue, le latin permet de nommer précisément une plante partout dans le monde.

A chaque plante est attribué un nom d’espèce et un nom de genre en latin. Cette information indispensable peut être complétée ainsi :

  • le nom de la famille (chaque plante appartient à une famille botanique)
  • l’origine géographique (origine de la plante à l’état sauvage)
  • la date de plantation

Et aussi :

  • la zone de plantation dans le jardin (nécessite de définir les différents espaces au préalable) le lieu et la date d’achat
  • le nom de la pépinière qui a fourni la plante
  • Le coloris et la période de floraison
  • Un visuel, une illustration, une photographie
  • Un QR Code : à partir d’un smartphone, il permet d’obtenir plus d’informations à propos de la plante (le QR code renvoie à une page dédiée sur votre site Internet ou sur une base de données botaniques en ligne par exemple)
Extrait d'un fichier plantes réalisé avec Excel : les ligne ont été classées par ordre alphabétique pour regrouper les plantes d'une même espèce (ex : les géraniums) mais on conserve l'ordre d'arrivée dans le jardin grâce aux numéros dans la première colonne.
Méthode pour attribuer à chaque plante un emplacement ou une zone de plantation
  1. Réalisez un quadrillage systématique de l’ensemble du jardin à partir d’un plan de masse (échelle minimum =1/50) reprenant les massifs, les zones de plantation, les circulations, Numérotez chaque ligne
  2. Attribuez une lettre à chaque colonne (ou le contraire) Chaque case devient une cellule de plantation : 7A, B12, C5, ... Ce qui ne sera pas sans vous rappeler une partie de bataille navale !
  3. Indiquez ces codes d’emplacement pour chaque plante sur votre fichier informatique.

Plus sommairement, vous pouvez indiquer des zones de plantation logiques en nommant les zones du jardin : massif, bosquet, prairie, jardin potager, etc.

Quel est l’intérêt de cette information ?

Vous ne trouvez plus une plante ou n’êtes plus tout à fait sûr de l’endroit où vous l’avez plantée ? Rendez-vous dans votre fichier pour retrouver son emplacement. Grâce au tri informatique, vous pouvez également voir en un clin d’œil la liste des plantes cultivées dans une même parcelle !

3. Quel type d'étiquette pour quel jardin ?

C’est le moment de choisir le type d’étiquetage qui sera le plus adapté à votre projet, à votre jardin et valorisera ses différents végétaux.

Quel que soit son utilisation, simplement informative ou bien décorative, elle devra résister au temps (et aux intempéries !) afin d’assurer sa fonction de conservation au jardin. Son choix est donc déterminant.

Espaces publics, espaces privés

Avec ou sans surveillance, les contraintes ne sont pas les mêmes. Une signalétique légère pourra être adaptée à une collection ouverte au public occasionnellement ou à un site sous surveillance et protégé contre le vandalisme.

Les espaces publics ou les sites naturels en libre accès représentent en revanche des contraintes beaucoup plus importantes et nécessitent des équipements très robustes et à l’épreuve des dégradations.

La couleur

En matière de signalétique, la couleur joue un rôle très important au jardin. C’est la couleur jaune qui sera la plus lisible (la plupart des enseignes commerciales choisissent cette couleur pour être identifiées facilement).

Le jaune pourra être utilisé si l’étiquette est conçue pour attirer le regard. Attention à l’effet ‘forêt d’étiquettes’ qui peut nuire à l’esthétique d’un jardin.

Si au contraire, vous souhaitez que l’étiquetage reste discret, orientez-vous vers une couleur sombre et marquez en blanc pour obtenir un contraste lisible.

Étiquetage très visible ou discret ? Choisissez bien la couleur des étiquettes en fonction de vos objectifs.
A l’intérieur

Les étiquettes servent aussi à nommer les plantes d’intérieur, dans les vérandas, les jardins d’hiver ou les serres : bonsaïs, collection de cactées, orchidées, et bien sûr terrariums...

Bien abritées, les étiquettes sont beaucoup moins soumises aux dégradations dues à l’humidité, aux UV, au vent et aux écarts de températures. On peut donc se permettre d’utiliser des étiquettes un peu plus délicates et décoratives (acier recyclé, bois, porcelaine, verre, ...)

Quel est votre budget ?

Il est important de connaître le budget que vous allez consacrer à votre projet afin de cadrer les possibilités dès le début et pour obtenir les conseils avisés d’un professionnel.

Un étiquette en plastique avec tuteur bambou est vendue moins de 50 centimes d'euros l'unité alors qu'une étiquette gravée peut valoir 10 euros !

Entre un étiquetage économique à l’aide d’étiquettes en pvc marquées au crayon gras et un étiquetage haut-de-gamme en aluminium gravé au laser, c’est un large éventail de solutions à tous les prix qui s’offre à vous.

Et si ce projet devenait collectif ?

L’étiquetage d’un jardin est un projet qui engage l’ensemble des personnes qui interviennent dans la gestion du jardin : les membres de la famille, le personnel en charge de l’entretien, les agents municipaux, ...

C’est une occasion idéale pour susciter l’adhésion et la participation de toute une équipe. Il faut communiquer dès la naissance du projet afin d’informer sur les contraintes et l’intérêt de la démarche. Les contraintes concernent en particulier les personnes qui s’occupent des travaux de désherbage, du passage de la tondeuse ou de la débroussailleuse.

En effet, les étiquettes constituent autant d’obstacles qu’il faudra éviter ou bien retirer et remettre en place à chaque intervention. Si vous faites entretenir votre jardin par un professionnel, pensez à lui parler de votre projet.

Il est également important de se renseigner pour savoir si le jardin ou le site du projet est soumis à une charte graphique. Les couleurs, les polices utilisées, la présentation des étiquettes peuvent être impactées.

Quelles plantes sélectionner pour l’étiquetage ?

Ne cherchez pas forcément à vouloir tout étiqueter, mais recherchez plutôt un équilibre afin de maintenir un espace visuellement harmonieux.

Une signalétique permanente sera utile pour identifier les plantes qui constituent la structure du jardin, pour les plantations en masse. On attribuera une étiquette de qualité en priorité aux sujets remarquables ou à ceux présentant un intérêt particulier.

Une signalétique mobile et polyvalente pourra venir en complément afin de mettre en valeur des spécimens montrant un intérêt à une période désignée : une floraison spectaculaire, des coloris d’automne, ...

Les emplacements dans le jardin

Dans un massif de vivaces, les étiquettes seront disposées afin de garder une harmonie visuelle : les plus petites au premier plan, les plus grandes et les plus hautes dans le fond.

Afin de jouer sur les hauteurs, les supports pourront être plus ou moins enfoncés dans le sol au fil des saisons ou de la taille des végétaux (jeune sujet deviendra grand).

Plus l’étiquette sera lisible, moins le visiteur sera tenté de s’en approcher, de la manipuler, de renter dans les massifs. Aussi, plus l’étiquette sera éloignée du visiteur, plus elle sera grande.

4. Choisir un modèle d’étiquette

Voici les matériaux les plus couramment utilisés pour fabriquer les étiquettes :

Aluminium ou acier

Léger et résistant, c'est l'étiquette technique par excellence, solide et traditionnel, comme dans les jardins de nos grands-pères

Ardoise

Naturelle et durable, elle a le charme du minéral

Bois

Ecologique et recyclable, pour un jardin 100 % nature

Cuivre

Précieuse et tout terrain, elle vous sort le grand jeu !

Plastique

Ludique et technique, parce qu'il faut parfois faire rimer étiquettes et budget serré.

Plexiglass

Discret et transparent, une alternative aux matériaux traditionnels.

Porcelaine

Chic et esthétique, comme un rêve de verger palissé.

Zinc

Authentique et durable : de la girouette à la brouette, c'est l'ami du jardinier.

Opter pour le bon format d'étiquette

Le format de l’étiquette doit être adapté à la plante et à la quantité d’informations : on évitera de planter une étiquette en format A4 au pied d’un cactus miniature ou d’un bonsaï...

Les grands sujets comme les arbres, parfois distants des sentiers seront au contraire étiquetés à l’aide d’une plaque suffisamment grande pour être lue de loin.

Si le projet nécessite un grand nombre d’étiquettes, on veillera à limiter le format de celles-ci afin de ne pas trop polluer visuellement l’espace.

Comment installer les étiquettes dans le jardin ?

Il existe deux solutions et différents types de support pour étiquette afin de les mettre en place au jardin :

  • en l’attachant directement sur la plante à l’aide d’un lien (ficelle, ligature, raphia, ...) ou d’une punaise d’arbre (système d’accroche muni d’un ressort qui permet de visser une étiquette sur un arbre sans le blesser au fur et à mesure de sa croissance)
  • en les accrochant à un support qu’on vient planter au pied de la plante : également appelé piquets ou porte-étiquettes, ils existent dans diverses hauteur, formes et finitions. Ils présentent l’avantage d’être mobiles.
Il existe de nombreux modèles de supports pour étiquettes adaptés à toutes les situations.
5. Quelles techniques pour marquer vos étiquettes

Il existe plusieurs techniques pour pouvoir marquer les étiquettes de jardin, des solutions pour un marquage durable que vous pourrez découvrir sur le site la boutique botanique éditions.

Le crayon mine de plomb ou crayon gras
  • Pour quels matériaux ? Aluminium, bois, papier, plastique, zinc, cuivre
  • particulièrement résistant au soleil et aux intempéries : le crayon gras est une solution de marquage pérenne.
  • Utilisations : inventaire, bornage, semis, identification botanique, marquage des travaux à effectuer (traits de coupe)
  • Marquage moins contrasté qu’un feutre et donc moins lisible : il n’est pas adapté pour l’information des visiteurs
Le crayon gras 'Garden Pen' est une solution économique et très efficace pour marquer les étiquettes en aluminium, en bois, en zinc ou en plastique. Il tient sous la pluie et ne souffre pas des rayons du soleil.

Le principal ennemi des marquages, c’est le soleil ! A la maison, il décolore les tentures, les tissus, les tapis. Au jardin, il brûle les encres qui s’atténuent et finissent par disparaître complètement. Moins connus, les effets de la lune peuvent être tout aussi redoutables. Le crayon gras remédie à ce problème et sera votre meilleur allié pour un marquage pérenne au jardin.

Le feutre peinture
  • Il est adapté pour l’aluminium, l’ardoise naturelle, le bois, le cuivre, le papier, le plastique, le zinc
  • Un marquage parfaitement lisible, adapté aux conditions extérieures et résistant aux intempéries (soleil et pluie) Ces marqueurs contiennent de la peinture à base d’eau ou d’huile. Le mélange est très couvrant et assure).
  • Utilisations : identification des plantes destinée aux jardiniers comme aux visiteurs
Le feutre peinture permet de marquer durablement tous les modèles d'étiquette et le texte est parfaitement lisible si vous choisissez une couleur contrastée.
Comme utiliser le feutre peinture sur vos étiquettes de jardin ?
  1. Installez-vous confortablement à votre table de travail avec tout le matériel et les documents nécessaires (feutres, étiquettes, crayon, chiffon, liste d’inventaire, ...).
  2. Secouez énergiquement le feutre pour assurer le mélange (huile/pigments ou eau/pigments) puis réalisez rapidement vos marquages en série sur des étiquettes propres et dépoussiérées.Rebouchez systématiquement le feutre entre deux utilisations.
  3. Précautions : Ce n’est pas un feutre que l’on garde dans sa poche !
On peut dissocier 2 types de feutres peintures :
  • Le feutre à l’huile : le marquage sèche presque aussitôt. Si nécessaire, corrigez-le avec de l’acétone.
  • Le feutre peinture à l’eau : le marquage séchage en quelques heures. En cas d’erreur, effacer à l’eau chaude sans plus attendre.
Les marques à frapper
  • Pour quels matériaux ? Aluminium, bois, cuivre, zinc, acier
  • Utilisations : inventaire, identification des plantes
  • Comment s’y prendre : aligner les caractères et composer vos textes pour marquer durablement l’étiquette en creux. Ce marquage est très résistant, il s’apparente à de la gravure. Précaution : La mise en œuvre peut-être longue et fastidieuse. Le rendu n’est pas aussi contrasté qu’avec un feutre.
Gravez vous-même les étiquettes avec des marques à frapper ! Une solution qui prend plus de temps mais qui s'avère durable.
La pyrogravure
  • Elle est uniquement adaptée pour le marquage du bois
  • Utilisations : identification botanique, numérotation
  • Le pyrograveur va vous permettre de réaliser des caractères en creux en brûlant le bois
  • Précaution : protégez votre pyrogravure avec un vernis
Le marquage sur ruban avec une titreuse de bureau
  • Quel matériau ? Ruban laminé autocollant
  • Utilisations : inventaire, identification
  • Une fois le marquage réalisé, le ruban peut être collé sur une étiquette lisse en métal ou en plastique
La pince à embosser pour rubans inox
  • Quel matériau ? Ruban inox compatible avec la machine
  • Utilisations : inventaire, étiquettes botaniques
  • Mode d’emploi : Grâce à la molette, sélectionnez un caractère (chiffre ou lettre). La pince permet de le marquer en relief sur le ruban inox.
  • Avantages : cette solution permet de réaliser soi-même des étiquettes botaniques dont le marquage est capable de résister à des conditions extrêmes sur une très longue durée.
  • Contraintes : Au-delà de l’investissement de départ pour l’achat de la machine, c’est une solution qui demande beaucoup de temps puisque la pince ne permet de marquer qu’un seul caractère à la fois.
L'imprimante laser
  • Marquage en série pour l’identification des cultures en pépinière, ou en jardinerie.
  • Mode d’emploi : marquage sur supports plastique souple en rouleau.
Les étiquettes à gratter
  • Matériau : Plastique blanc avec surface noire (deux faces)
  • Utilisations : marquage d’inventaire, étiquettes botaniques
  • Mode d’emploi : le marquage s’effectue en rayant la surface noire de l’étiquette avec le stylet fourni, afin de faire apparaître le texte en blanc. Un marquage durable.
  • Recommandations : Préférez les lettres bâton car le marquage avec le stylet peut être fastidieux. Pour plus de sécurité, marquez les deux faces de l’étiquette.
Les étiquettes à gratter sont d'un très bon rapport qualité/prix. A réserver aux jardiniers minutieux car l'écriture n'est pas évidente avec le stylet.

Voici quelques conseils utiles avant d’écrire sur les étiquettes :

Vous allez écrire à la main : calibrez votre texte

La longueur des noms botaniques varient considérablement ! Sur une feuille de papier, dessinez les contours de votre étiquette et faites un essai au préalable avant de vous lancer sur l’étiquette finale.

Si vous n’avez pas le talent d’un calligraphe, préférez les lettres bâtons qui seront plus lisibles et régulières.

Cf : https://www.botaniqueeditions.com/blog/comment-ecrire-une-etiquette-de-jardin/

Prenez vos précautions :
  1. Préférez un double étiquetage (deux étiquettes valent mieux qu’une : étiquette d’inventaire + étiquette pour le public)
  2. Marquez les deux faces de l’étiquette : l’une des faces est toujours plus exposée aux intempéries et aux variations climatiques.
Conseil : nettoyez les étiquettes avant de les marquer
  • Les étiquettes en ardoise: il est largement recommandé de les laver avant tout marquage (Pourquoi laver les ardoises avant de les marquer ?)
  • Les étiquettes en zinc, cuivre : nous vous conseillons dans un premier temps de les dégraisser par précaution pour garantir la tenue de votre marquage
6. Gravure, impressions numériques et jetons : un investissement sur le long terme
Jetons numérotés ajourés

En laiton ou en aluminium, les jetons permettent de numéroter facilement les plantes du jardin.

Les jetons en aluminium ou en laiton permettent de numéroter discrètement et durablement les plantes du jardin.

Mode d’emploi : Chaque plante reçoit un numéro en suivant l’ordre chronologique de son arrivée au jardin. Les numéros renvoient à une liste que peuvent consulter les visiteurs pendant leur parcours.

Avantages : un impact visuel réduit au minimum, une solution économique et pérenne, qui ne risque pas de s’effacer. Le visiteur peut repartir avec la liste des plantes du jardin sur laquelle il aura noté ses coups de cœur ! Un souvenir très utile pour retrouver le nom des plantes et planifier les futurs achats.

Le laiton se patine en s’oxydant rapidement : un phénomène naturel qui lui donne une teinte presque brun foncé et lui permet de mieux résister aux intempéries.

L’aluminium finit par perdre son aspect brillant avec le temps.

Cette solution de marquage étant plutôt discrète, il est important de choisir un principe de pose unique pour toutes les plantes afin de pouvoir retrouver facilement les jetons.

Exemples :

  • Sur un support en bois pour les plantes vivaces
  • Sur un support en métal pour les arbres et les arbustes
  • Attaché sur un rameau de la plante, toujours à la même hauteur et du même côté (ex : à 1 mètre, côté est)
  • fixé avec une vis inox directement sur certains gros sujets (arbres)

Une plante disparaît... Réattribuez son numéro à une nouvelle venue !

La gravure mécanique ou au laser
  • Pour quels matériaux ? Aluminium, ardoise, pvc bi-couche, zinc
  • Utilisation : idéale pour réaliser les étiquettes botaniques d’un jardin ouvert à la visite
  • Mode d’emploi : à partir de votre fichier d’inventaire (format Excel), les étiquettes sont gravées au laser
  • Avantages : un rendu professionnel, un texte parfaitement lisible et une durée de vie incomparable ! La possibilité de graver un logo, un QR code ou des images vectorielles
L’impression numérique
  • Pour quels matériaux : Aluminium, ardoise, zinc
  • Utilisation : signalétique de jardin, étiquettes botaniques, panneau d’information
  • Mode d’emploi : à partir de votre liste de plantes ou d’un fichier vectorisé, les étiquettes sont marquées à l’encre
  • Avantages : un marquage durable et un rendu presque artisanal qui apporte un charme indéniable lorsqu’il est marié avec certains matériaux comme l’ardoise
  • Options : logo couleur, illustration, photo
Choisir des supports adaptés

Les étiquettes gravées ou avec impression numérique sont des modèles haut de gamme qui doivent être installées grâce à des supports fiables.

Les étiquettes peuvent être fixées directement sur les arbres grâce à des systèmes d’accroche comme la punaise d’arbre (une vis inox couplée à un ressort pour ne pas blesser l’écorce lors de la croissance de l’arbre) ou l’attache à ressort (un fil ressort qui fait le tour de l’arbre). Il existe aussi des supports à planter au pied des arbres et arbustes ou au milieu des massifs.

Les étiquettes peuvent être rivetées sur ces supports ou bien collées sur une platine en acier grâce à un puissant adhésif double-face conçu pour résister aux conditions extérieures.

7. Recyclage, compostage et seconde vie

La durée de vie des étiquettes est très variable selon les modèles : de quelques mois à plusieurs dizaines d’années. Lorsqu’une étiquette n’est pas utilisable, elle peut connaître une seconde vie.

  • Le compostage : c’est la solution idéale pour les étiquettes en bois non traité (pin, bouleau, chêne, bambou, ...) qui était marquées au crayon gras
  • Le recyclage : Les étiquettes en plastique et en métal (zinc, cuivre, acier, aluminium) sont faciles à recycler. Il suffit de les déposer dans une poubelle pour les plastiques à recycler ou dans un collecteur adapté lors de votre prochaine visite à la déchetterie

Deuxième vie : avec un peu d’imagination, la plupart des étiquettes peuvent être valorisées facilement et connaître une nouvelle fonction : ardoises brisées en paillage, pour bleuir les hortensias, ou au fond des pots pour le drainage, ateliers créatifs, ...

Lancez-vous

Utilisez ce guide comme un manuel pratique : il vous aidera à concrétiser votre projet d’étiquetage méthodiquement. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’un regard professionnel. Nous serons ravis de vous accompagner dans toutes les étapes de réalisation.

Vous l’aurez compris, le monde des étiquettes de jardin est vaste et parfois plus technique qu’il n’y paraît ! Les étiquettes remplissent avant tout une mission pédagogique, voire scientifique au jardin. Elles permettent d’identifier précisément les plantes mais aussi d’informer le visiteur.

Alors que nous prenons conscience des menaces qui pèsent sur notre environnement, les étiquettes ont définitivement un rôle à jouer dans la préservation de la biodiversité et la transmission des connaissances et des jardins. Elles conservent la trace du travail du jardinier et facilitent les échanges.

Elles participent également à la mise en scène du jardin en mettant en lumière des sujets remarquables et en valorisant les collections.

Sans oublier leur potentiel créatif et ornemental qu’il serait dommage de négliger.