Comment lire une étiquette botanique ?

Astuces & Tutos - Au jardin - Fête des plantes

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L’étiquette est une véritable carte d’identité botanique

Dans un parc privé ou un jardin municipal, dans une roseraie ou dans les serres d’une jardinerie, elle apporte son lot d’informations (dont la présentation est souvent normalisée) censées renseigner le visiteur sur le nom de la plante, son origine, ou sur sa famille botanique.
Apprenez à décrypter les étiquettes grâce à quelques exemples concrets.


 

Comprendre une étiquette botanique

Prenons d’abord l’exemple d’une étiquette botanique classique dans un jardin ouvert au public.

  1. Le nom de la famille botanique de la plante : on le reconnaît facilement car il commence toujours par une majuscule et se termine en -acées ou sa déclinaison latine -aceae. Vous serez surpris de constater combien dans une même famille, les sujets sont parfois si différents ! Chez les Solanacées, la pomme de terre et la tomate cousinent
  2. le nom vernaculaire : c’est le nom commun, ou usuel, dans la langue locale (ici en français)
  3. le nom scientifique en latin : c’est la partie la plus importante de l’étiquette car c’est le nom de la plante en langage scientifique et universel, selon la nomenclature binominale de Linné. Ce nom est compréhensible par tous les jardiniers du monde entier. Le premier mot est le nom du genre (en italique et avec une majuscule). Le second mot est le nom de l’espèce (en italique). Il est souvent révélateur d’un trait de caractère (ex : pendula = pleureur) ou du nom latinisé de la personne qui l’a découverte (ex : davidii = du père David)
  4. l’origine géographique de la plante (où on la rencontre à l’état sauvage)
  5. l’année de plantation
  6. la zone du parc dans laquelle la plante est plantée


Comprendre une étiquette horticole

Les étiquettes des plantes qui ont été créées par l’homme sont un peu différentes. Voici l’exemple d’un cultivar de rosier.

  1. Le nom de genre ‘Rosa’ apparaît seul. Cela signifie que la plante est un hybride : elle a été obtenue en croisant plusieurs espèces différentes (deux ou +).
  2. Le nom du cultivar entre guillemets simples ou simples apostrophes (c’est l’obtenteur, c’est à dire la personne qui a créé le cultivar, qui a choisit ce nom). Ce nom est parfois traduit dans les langues des différents pays. Ex : ‘Fée des neiges’ est appelé ‘Iceberg’ en Angleterre.
  3. Le nom de l’obtenteur, suivi de l’année de l’obtention (entre parenthèses).


Chacun son modèle d’étiquettes

Chaque jardinier indique les informations qu’il juge utiles ou importantes et les place où il le souhaite sur les étiquettes. Voici pour terminer un modèle d’étiquette un peu plus personnel.

  1. Note permettant au jardinier de se rappeler comment il a obtenu la plante. Ici en l’occurrence il faut comprendre que le plant est issu d’une bouture prélevée dans le jardin d’une amie.
  2. Ce rosier est remontant (il fleurit plusieurs fois dans l’année)
  3. Nom scientifique (Genre espèce). Ici, c’est une espèce de rosier originaire de Chine
  4. Nom du cultivar
  5. Année de plantation
  6. Nom vernaculaire (= nom commun).

Plus en détails

Le Dianthus désigne le genre Œillet que les jardiniers anglais nomment communément Garden Pinks. Remarquez la lettre L. associée à ce nom. Elle désigne l’auteur de ce genre et fait référence à Carl Von Linné, à qui est attribué la classification des espèces.
Il est possible d’ajouter un marquage en braille comme on l’a fait ici pour cet oeillet parfumé.

Les étiquettes Botanique éditions

On pourra aussi associer à l’étiquette une illustration, un QR Code etc…

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